Chapitre 5
Amaia but une grande gorgée d'eau, le goulot de la bouteille claquant contre ses dents. Le t-shirt glissa encore plus bas sur son épaule droite, révélant la naissance de son sein sous le tissu fin. Ses yeux, déjà pétillants, s'animèrent d'une lueur nouvelle, un peu plus vive, un peu plus… osée. Elle posa la bouteille avec un léger cliquetis, le jean serré sur ses cuisses.
« T’as déjà… » commença-t-elle, marquant une pause, le regard balayant Noé de haut en bas, du sweat gris qui cachait son torse jusqu’au jogging noir qui laissait deviner ses jambes. Un petit sourire en coin se dessina sur ses lèvres. « T’as déjà fantasmé sur quelqu’un que tu connaissais ? »
Noé la regarda, le sweat à capuche toujours à moitié zippé. Le jogging noir, avec le mouvement, avait glissé un peu plus sur sa cuisse droite. Il haussa un sourcil, le coin de sa bouche se soulevant à peine. Le jeu venait de changer de ton. Il prit une petite inspiration, son regard se fixant un instant sur le col désaxé d'Amaia, sur la peau qu'elle laissait apparaître.
« Fantasmé… » répéta-t-il, comme pour tester le mot. « Oui. Évidemment. Qui n'a pas ? » Il rit doucement, un son rauque qui remplissait le silence. « C'est pas forcément un truc de tous les jours, mais oui, ça arrive. » Il ne détailla pas, laissant planer l'ambiguïté, le sourire toujours là. « Et toi ? »
Amaia rit à son tour, un rire cristallin qui résonna dans le salon. Elle se pencha légèrement en avant, les coudes posés sur ses genoux, le t-shirt glissant un peu plus, dévoilant encore un peu plus sa clavicule. Le jean froissé épousait les courbes de ses cuisses.
« Oh, moi aussi, bien sûr ! » répondit-elle, un ton amusé dans la voix. « Mais j'ai des fantasmes un peu… spécifiques. » Elle marqua une pause, le regard appuyé sur Noé, ses yeux brillants. « T'as déjà… t'es déjà excité par l'idée de quelque chose d'interdit ? »
Noé sentit une légère tension monter. Le col de son sweat, qu'il avait remonté un peu plus tôt, le serrait légèrement. Le jogging, lui, restait en place, mais l'idée de ce qu'il cachait sous le tissu fin commençait à se faire plus présente.
« Interdit… » murmura-t-il, son regard ne quittant pas Amaia. « Ça dépend ce que tu appelles interdit. » Il se pencha à son tour, mimant son mouvement, ce qui eut pour effet de tirer légèrement le tissu de son jogging, qui frotta contre ses cuisses. « Mais oui, je pense que l'idée de franchir une limite, de faire quelque chose qui sort de l'ordinaire, ça peut être… excitant. » Il laissa le mot en suspens, un peu plus longtemps que nécessaire. « Et toi, tu as déjà franchi une de ces limites ? Juste pour voir ce que ça faisait ? »
Amaia sourit, un sourire plus franc, plus ouvert. Elle posa ses mains sur ses genoux, les doigts effleurant le jean serré. Le t-shirt, toujours désaxé, laissait voir une partie de son épaule.
« Pas encore… » dit-elle d'une voix douce, presque un murmure. « Mais l'idée me titille. J'aime bien l'idée de jouer avec le feu, de voir jusqu'où on peut aller sans se brûler. » Elle se redressa légèrement, le t-shirt se remettant un peu en place, mais pas complètement. « T'as déjà… eu envie de quelqu'un juste en le regardant, sans même avoir parlé ? »
Noé la dévisagea. Son regard s'attarda un instant sur la courbe de son cou, sur la façon dont le t-shirt épousait ses formes. Le zip de son sweat, toujours à moitié ouvert, semblait peser un peu plus lourd.
« Bien sûr, » répondit-il, la voix plus grave. « L'attirance physique, c'est quelque chose qui arrive avant les mots. On voit quelqu'un, on sent un truc, une connexion. Ça arrive. » Il déglutit. Le verre d'eau, posé sur la table, semblait loin. « Et toi, tu as déjà ressenti cette connexion juste en un regard ? Cette étincelle qui te dit que la personne en face… pourrait être intéressante ? »
Amaia pencha la tête sur le côté, ses cheveux tombant en cascade sur son épaule. Elle passa une main sur son bras, le t-shirt froissant légèrement sous ses doigts. Le jean restait collé à ses cuisses, immobile.
« Oh oui, plus d'une fois. » Sa voix était douce, presque un souffle. « C'est un peu comme un sixième sens, non ? On le sent ou on le sent pas. » Elle laissa son regard glisser sur le torse de Noé, sous le sweat, avant de revenir à ses yeux. « T'as déjà… été tenté de toucher quelqu'un sans permission, juste parce que tu en avais tellement envie que tu ne pouvais pas te retenir ? »
Noé sentit une chaleur monter en lui. Le sweat, malgré sa fine épaisseur, le serrait un peu plus. Le jogging, lui aussi, semblait plus tendu. L'idée du contact, de l'interdit qu'elle venait de suggérer, résonnait en lui. Il prit une petite inspiration, le silence devenant plus dense, plus lourd.
« Tenté… » Sa voix était presque un murmure. « Oui. Mais j'ai appris à me retenir. Le respect, c'est important. » Il la regarda droit dans les yeux, cherchant à son tour à percer ce qu'elle pouvait penser. « C'est une limite qu'on ne franchit pas sans accord. » Il marqua une pause, le temps que ces mots s'ancrent. « Et toi, tu as déjà… eu envie que quelqu'un te touche, sans que tu aies à le demander ? Juste parce que le désir était palpable ? »
Amaia sourit, un sourire qui ne cachait rien de son intention. Elle ne répondit pas tout de suite, laissant le silence s'installer, l'air vibrant d'une tension nouvelle. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, le mouvement du bras tirant légèrement le t-shirt qui, une fois de plus, se décala sur son épaule, exposant une partie plus importante de son cou et de sa clavicule. Le jean restait immobile, mais l'image qu'elle projetait, avec son attitude, était tout sauf statique.
« Chaque femme a ses petits secrets, Noé. » dit-elle finalement, sa voix un peu plus rauque. « Mais oui, l'idée qu'un homme sache ce qu'on désire sans qu'on ait besoin de l'exprimer, c'est… une forme de connexion très puissante. » Elle se pencha légèrement, son regard plongeant dans le sien. « T'as déjà… eu le désir de… prendre le contrôle ? De te sentir dominant dans une situation intime ? »
Noé la fixa, le souffle court. Le sweat, son col serré autour de son cou, lui donnait presque chaud. Le jogging, serré autour de ses cuisses, commençait à devenir inconfortable. Il sentit son corps réagir à la question, à la charge qu'elle portait. L'idée de dominer, de prendre les rênes, était une chose qu'il avait déjà ressentie, mais jamais de manière aussi… directe.
« Le contrôle… » Il répéta le mot, le goûtant. « Oui. Pas dans le sens de la soumission, mais plutôt dans celui de guider, de diriger le plaisir. D'être celui qui initie, qui décide du rythme. » Il la regarda, ses yeux cherchant à percer les siens. « C'est une forme de confiance, aussi. De savoir qu'on peut prendre cette responsabilité. » Il déglutit, la tension palpable entre eux. « Et toi, tu as déjà… aimé te laisser guider ? De renoncer au contrôle, juste pour voir ce que ça donne ? »
Amaia ne cilla pas. Elle garda son regard ancré dans le sien, un petit sourire toujours présent sur ses lèvres. Ses mains, toujours posées sur ses genoux, effleurèrent le jean. Le t-shirt, lui, semblait vouloir glisser encore un peu plus, mais tenait bon, juste assez pour exciter l'imagination.
« Se laisser guider… C'est une forme d'abandon. » Elle baissa un peu la voix, comme si elle partageait un secret. « Et l'abandon, c'est aussi une forme de plaisir, tu ne crois pas ? » Elle pencha à nouveau la tête, ses cheveux touchant presque son épaule dénudée. « T'as déjà… eu envie de te sentir complètement vulnérable avec quelqu'un ? De laisser tomber toutes les barrières, juste pour un instant ? »
Noé sentit son cœur battre plus fort. La vulnérabilité. Le contraste avec la dominance qu'il venait d'évoquer. Le jeu prenait une tournure de plus en plus intime, de plus en plus risquée. Le zip de son sweat semblait vouloir s'ouvrir tout seul, le jogging lui collait à la peau.
« Vulnérable… » murmura-t-il, ses yeux ne quittant pas ceux d'Amaia. « Oui. C'est le prix de l'intimité, non ? De se montrer tel qu'on est, sans filtre. » Il respira profondément, l'air frais de la pièce ne parvenant pas à calmer la chaleur qui montait en lui. « C'est un risque. Mais un risque qui peut en valoir la peine. » Il laissa le silence s'étirer, le regard intense. « Et toi, Amaia ? T'as déjà… eu envie de te dévoiler complètement ? De te mettre à nu, au sens propre comme au figuré, devant quelqu'un ? »
Amaia ne détourna pas le regard. Son sourire s'accentua, ses yeux pétillant toujours plus. Le t-shirt glissa enfin, un peu plus, révélant une partie de son épaule et une parcelle de sa bretelle de soutien-gorge sous le tissu léger. Le jean restait collé à ses cuisses, immobile.
« Oh, Noé… » dit-elle, sa voix douce et enjôleuse. « Tu commences à poser de très bonnes questions. » Elle se pencha encore plus en avant, l'espace entre eux se réduisant. L'odeur de son parfum, léger et fleuri, parvint aux narines de Noé. « Mais c'est à toi de jouer maintenant. Ta prochaine question. »
Noé sentit l'intensité de son regard, la proximité de son corps. Le sweat et le jogging semblaient désormais peser lourd sur lui. Il prit une inspiration profonde, le cœur battant à tout rompre. Le jeu avait dépassé le simple stade des mots.