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Rencontre au Dernier Étage

Récit par adminBenoit • ⚡ Coécrit par Auteur Numérique
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Chapitre 1 1412 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 1 : Le Début

La clé de Benoit ripe deux fois sur le barillet en cuivre avant de s'enclencher. Derrière lui, sur le palier étroit du cinquième étage, Amaia se retient au bras de Léo en étouffant un rire. Ses baskets noires glissent légèrement sur le lino usé du couloir.

— Putain, Benoit, t'es bourré, donne-moi ça, dit-elle d'une voix un peu trop forte pour deux heures du matin.

— C'est bon, ça tourne, marmonne Benoit en poussant la porte blindée qui s'ouvre sur l'appartement sombre. Entrez.

Léo entre le dernier, les mains enfoncées dans les poches de son chino beige. Il tangue un peu sur ses boots en daim marron. Le col de sa chemise en lin kaki est déboutonné sur les trois premiers boutons, révélant la base de son cou colorée par la chaleur de la boîte de nuit.

Benoit appuie sur l'interrupteur du couloir. Une lumière jaune et tamisée éclaire l'entrée. Il retire ses baskets blanches d'un coup de pied l'une contre l'autre, les laissant traîner près du meuble à chaussures. Il porte un jean bleu foncé brut, maintenu par une ceinture noire, et un t-shirt noir en coton ajusté.

— Bon, on se boit un dernier truc ou quoi ? demande Benoit en se dirigeant vers la cuisine ouverte.

— Moi, je devrais y aller, dit Léo en s'appuyant contre le chambranle de la porte du salon. J'ai au moins vingt minutes de route.

Amaia retire sa veste en jean bleu clair et la jette sur le dossier du canapé en cuir noir. Elle se retrouve en robe noire sans manches, ajustée, qui s'arrête à mi-cuisse. Elle se tourne vers Léo, les cheveux un peu décoiffés par la fin de soirée.

— Tu rigoles ? Tu prends pas la caisse maintenant, Léo. T'as bu quatre gin-to. Tu vas finir dans le décor ou au poste. Tu dors là.

— Sur le canap, confirme Benoit depuis la cuisine. Il est convertible. Je te sors un drap et un oreiller. Mais d'abord, on finit la bière qui reste dans le frigo.

Léo regarde Amaia, puis Benoit qui revient avec trois bouteilles de bière de trois cent trente millilitres déjà décapsulées entre les doigts.

— Bon... Si vous insistez. Mais je repars tôt demain.

— C'est ça, cause, dit Amaia en prenant une bouteille des mains de son frère.

Elle prend une longue gorgée, les yeux fixés sur Léo. Ses pieds nus sur le parquet font un léger bruit de succion alors qu'elle marche vers l'enceinte Bluetooth posée sur le buffet du salon. Elle tapote sur son téléphone. Une basse lourde et lente commence à vibrer dans la pièce. C'est un morceau de kompa moderne, le tempo est ralenti, lourd d'infra-basses.

— Sérieux, de la musique maintenant ? dit Léo en souriant, sa bière à la main. Les voisins vont gueuler.

— Ils sont en vacances, répond Benoit en s'asseyant sur le rebord de la table basse en bois. Il prend une gorgée de sa bière, les yeux mi-clos sous l'effet de l'alcool. Viens là, fais pas le timide.

Amaia commence à bouger au milieu du salon, le corps souple, rythmée par la basse. Sa robe noire bouge à peine sur ses hanches. Elle pose sa bière sur le buffet et tend les mains vers Léo.

— Allez, danse. Tu bougeais mieux que ça sur la piste tout à l'heure.

Léo pose sa bouteille à côté de celle d'Amaia. Il avance d'un pas hésitant, ses boots grinçant légèrement sur le parquet. Il attrape les mains d'Amaia. Leurs doigts se croisent. Amaia se rapproche, son parfum de vanille et de transpiration légère atteint Léo. Ils commencent à balancer leurs hanches de gauche à droite, en cadence sur le morceau.

— Tu vois, tu te démerdes, dit Amaia, un sourire aux lèvres.

Benoit les regarde depuis la table basse. Il finit sa bière d'un trait, pose la bouteille vide qui résonne sur le bois, et se lève. Ses mouvements sont un peu ralentis par les verres de la soirée. Il s'approche d'eux par-derrière.

— Faites de la place, dit Benoit.

Il pose sa main droite sur l'épaule gauche de Léo et sa main gauche sur la hanche d'Amaia, par-dessus le tissu lisse de sa robe noire. Le trio se resserre. Le salon est uniquement éclairé par le halo orange de la cuisine et la lumière de la rue qui traverse la grande baie vitrée.

— On est serrés là, non ? dit Léo, sa voix un peu plus basse.

— C'est le but, répond Amaia.

Elle lâche une des mains de Léo pour attraper le poignet de Benoit et le ramener vers l'avant, collant le dos de son frère contre son flanc. Léo se retrouve face à Amaia, la poitrine presque contre la sienne, tandis que Benoit se tient juste derrière elle, ses bras passant autour de sa taille pour venir toucher les hanches de Léo.

Le rythme de la musique ralentit encore. Les corps bougent ensemble, un mouvement de balancier d'avant en arrière. Le frottement des vêtements est le seul bruit audible en dehors de la musique : le coton du t-shirt de Benoit contre le dos de la robe d'Amaia, et le lin de la chemise de Léo contre le devant de sa robe.

— Tu l'as achetée où cette chemise, Léo ? demande Benoit, sa voix résonnant près de l'oreille d'Amaia. C'est doux.

Il passe sa main droite sur le flanc de Léo, remontant le long des côtes, par-dessus le lin kaki.

— C'est du lin, répond Léo. Ses yeux passent d'Amaia à Benoit. Ses mains, restées sur la taille d'Amaia, se crispent légèrement sur le tissu de la robe noire.

Amaia incline la tête en arrière, son épaule touchant le torse de Benoit. Elle regarde Léo d'un air de défi, les yeux brillants.

— T'as chaud, Léo ? Ta chemise est toute mouillée.

— Il fait lourd ici, dit Léo.

Il lâche la taille d'Amaia pour défaire un quatrième bouton de sa chemise. Le tissu s'écarte davantage, révélant une plus grande portion de son torse et quelques poils sombres. Amaia glisse sa main droite par l'ouverture ainsi créée, posant sa paume directement sur la peau chaude de la poitrine de Léo. Ses doigts effleurent le plexus.

— Ah ouais, t'es brûlant, murmure Amaia.

Benoit resserre son étreinte autour de la taille d'Amaia. Ses mains glissent vers le bas, s'arrêtant sur le haut de ses cuisses, juste là où la robe noire s'arrête. Ses paumes chaudes pressent la peau nue de ses jambes. Amaia ne recule pas, elle accentue le mouvement de ses hanches, se frottant contre le bassin de Benoit tout en restant collée à la poitrine de Léo.

Léo baisse les yeux sur la main d'Amaia toujours posée sur son torse, puis regarde Benoit. Le silence s'installe entre les trois, rythmé uniquement par les basses de l'enceinte.

Benoit fait glisser sa main droite le long de la cuisse d'Amaia vers l'extérieur, puis vient la poser sur la hanche de Léo, juste au-dessus de sa ceinture en cuir marron. Ses doigts agrippent fermement le tissu du chino beige.

— On devrait peut-être éteindre la lumière du couloir, dit Léo, sans faire un geste pour s'éloigner.

— Pourquoi ? T'as peur qu'on te voie ? demande Benoit.

— Non. C'est juste que ça tape dans les yeux.

Amaia glisse son autre main sous la chemise de Léo, contournant ses côtes pour aller toucher son dos. Ses ongles effleurent la peau tendue. Léo a un léger frisson. Il pose à nouveau ses mains sur les hanches d'Amaia, ses pouces glissant sous l'ourlet inférieur de sa robe noire, entrant en contact direct avec la peau chaude de ses fesses, juste au-dessus du tissu de sa culotte.

La musique se coupe brusquement à la fin du morceau, laissant place au bruit de leurs respirations courtes et au ronronnement du frigo dans la cuisine. Personne ne bouge. Les trois restent collés, les mains ancrées sous et sur les vêtements des uns et des autres.

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