Chapitre 4
Estelle laissa un court silence s’installer, le temps que le frisson provoqué par les doigts de Marc sur son t-shirt s’estompe. Elle fit un pas de côté, rompant le contact physique direct, mais sans quitter ses yeux des siens. Un sourire plus assuré, presque moqueur, étira ses lèvres. Elle croisa les bras sous sa poitrine, ce qui remonta légèrement son t-shirt blanc mouillé et fit ressortir la dentelle sombre de son soutien-gorge en dessous.
« Tu penses vraiment m’impressionner avec ça, Marc ? » lança-t-elle, le ton léger, presque badin. « Le coup du mec musclé en string rouge au bord de sa piscine privée, c’est classique. »
Marc laissa retomber sa main le long de sa cuisse. Ses sourcils se relevèrent légèrement, trahissant sa surprise face à ce changement de ton. Sa queue, toujours bien visible et dressée sous le tissu rouge tendu, eut un petit sursaut involontaire.
« Ah oui ? » fit-il, la voix un peu plus rauque. « Tu as des points de comparaison ? »
« Plus que tu ne le penses, » répliqua Estelle en faisant un pas lent autour de lui, ses pieds nus glissant sur le béton tiède. « Disons que je ne passe pas tous mes week-ends devant la télé. Je fréquente des soirées… un peu plus libérées. Des clubs privés, des soirées libertines. J’y ai vu des types bien plus audacieux que toi, et dans des tenues autrement plus minimalistes. Alors ton petit jeu de provocation, ça m’amuse, mais ça ne me fait pas peur. Pas le moins du monde. »
Marc se tourna pour rester face à elle, pivotant sur ses talons. Ses abdominaux se contractèrent sous l’effet du mouvement. Le string rouge, réduit à sa plus simple expression à l’arrière par une fine ficelle enfoncée entre ses fesses, ne cachait absolument rien de sa silhouette athlétique. Devant, la poche de tissu rouge était déformée par la rigidité de son membre qui pointait vers le haut.
« Des soirées libertines, carrément, » dit Marc, un sourire en coin se dessinant sur son visage, bien que ses yeux trahissent une concentration beaucoup plus intense. « Je ne te savais pas si aventureuse. »
« Il y a beaucoup de choses que tu ignores sur moi, » répondit-elle.
Elle s’arrêta juste devant lui, à moins de trente centimètres. La chaleur qui émanait de son corps était presque palpable. L’air frais de la nuit faisait pointer ses tétons à travers le t-shirt blanc humide et le soutien-gorge en dentelle, un détail que Marc ne manqua pas de fixer.
« Alors, dis-moi, » continua-t-elle, sa voix descendant d’un ton, devenant plus feutrée, plus directe. « À quoi tu veux jouer, exactement ? »
Marc ne répondit pas tout de suite. Il inspira profondément, sa poitrine se gonflant. Avant qu’il ne puisse articuler un mot, Estelle prit l’initiative.
Elle posa lentement ses deux mains à plat sur les cuisses d’homme de Marc, juste au-dessus de ses genoux. Sa peau était chaude, légèrement rugueuse sous ses paumes. Elle fléchit les jambes, amorçant une descente contrôlée. Ses genoux nus finirent par se poser sur les dalles dures et tièdes de la terrasse. Le mouvement fit remonter son string noir en dentelle à l’arrière, tendant le tissu sur ses fesses nues, tandis que son t-shirt blanc flottait légèrement autour de sa taille avant de se stabiliser.
Elle se retrouva ainsi à genoux, les jambes légèrement écartées pour assurer son équilibre, les mains toujours posées sur les cuisses de Marc pour se stabiliser.
Dans cette position, son visage se retrouva exactement à la hauteur de son entrejambe.
La vue était directe, sans filtre. Le string rouge de Marc était tendu à l’extrême. Le nylon rouge, presque transparent sous la tension, laissait deviner la couleur plus sombre de sa peau et les veines saillantes qui parcouraient sa verge. Le gland, volumineux, dessinait une forme ronde et nette tout en haut de la poche de tissu, juste sous la ceinture élastique rouge qui lui sciait la hanche. L’odeur de sa peau, un mélange de chlore, de sueur propre et de chaleur corporelle masculine, frappa directement le visage d’Estelle.
Marc resta pétrifié. Ses cuisses se tendirent instantanément sous les mains d'Estelle, ses muscles devenant durs comme de la pierre. Sa respiration se bloqua une seconde avant de reprendre sur un rythme plus rapide, plus saccadé. Son membre, logé dans le string rouge, frémit et se redressa d'un millimètre supplémentaire, venant presque effleurer le menton d'Estelle à travers le tissu.
Estelle leva les yeux vers lui, inclinant légèrement la tête vers l'arrière pour le regarder en face, tout en restant à genoux. Ses lèvres n'étaient qu'à deux centimètres de la pointe de son érection masquée par le tissu rouge.
« J'attends, » murmura-t-elle, son souffle chaud venant frapper directement le nylon tendu du string de Marc, ce qui fit réagir son sexe instantanément par une nouvelle pulsation. « Tu as perdu ta langue ? À quoi on joue, Marc ? »
Marc posa lentement ses mains sur les épaules d’Estelle, ses doigts s'ancrant dans la peau nue laissée libre par les bretelles de son t-shirt. Ses paumes étaient brûlantes. Il exerça une légère pression, non pas pour la repousser, mais pour ancrer sa position au sol.
« Tu es joueuse, Estelle, » dit-il, sa voix plus basse, chargée d'une tension évidente. « Plus que dans mes souvenirs. »
« Les gens changent, » répondit-elle sans cesser de le fixer, ses mains glissant lentement le long de ses cuisses vers le haut, s'arrêtant juste à la limite des élastiques latéraux du string rouge, sur ses hanches. « Alors ? C’est tout ce que tu as à proposer ? Un regard impressionné ? »
Marc baissa les yeux sur elle. À cette distance, il pouvait voir chaque détail de son visage, ses lèvres légèrement entrouvertes, et juste en dessous, le col de son t-shirt blanc qui baillait légèrement, offrant une vue plongeante sur la naissance de sa poitrine serrée dans son soutien-gorge noir.
« Si tu penses que je vais me dégonfler parce que tu fréquentes des clubs, tu te trompes, » dit Marc.
Il écarta légèrement les jambes pour stabiliser sa posture, ce qui amena son sexe encore plus près du visage d'Estelle. Le tissu rouge frotta brièvement contre le bout de son nez, une sensation douce mais électrique. Estelle ne recula pas d’un millimètre. Elle soutint son regard, un sourire de défi toujours ancré sur les lèvres.
« Prouve-le, » provoqua-t-elle à mi-voix.
Marc glissa une de ses mains de son épaule vers sa nuque, ses doigts se perdant dans ses cheveux pour maintenir doucement sa tête. De son autre main, il attrapa le bord supérieur de son string rouge, juste au niveau de sa hanche gauche. Le élastique claqua légèrement contre sa peau lorsqu'il commença à le détendre.
« Tu veux vraiment voir si je joue dans la même catégorie que tes énergumènes de soirée ? » demanda-t-il, un éclat sombre et déterminé dans les yeux.
Estelle ne répondit pas par des mots. Elle se contenta de glisser sa main droite le long de la cuisse de Marc pour venir effleurer le dessous de la poche rouge de son string, là où sa verge était la plus lourde et la plus chaude. Ses doigts, à travers le tissu, enveloppèrent la base de son érection. Marc laissa échapper un grognement sourd, ses doigts se crispant légèrement dans les cheveux d'Estelle.
« On dirait bien que oui, » murmura-t-elle contre le tissu chaud.