Chapitre 6 1434 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 6

« Attends, mais où sont Thomas, Claire… ? Comment ça se fait qu’on dort tous les deux ? » Simon cherchait des repères, une explication à ce foutoir. Sa voix était plus un souffle qu’une question, le son à peine audible dans le silence du matin.

Estelle ne répondait pas. Son regard, toujours fixé sur la **chatte** sous le drap, semblait s’être perdu. Une sorte de tension avait figé ses traits, un voile lointain sur ses yeux. Sa main glissa lentement le long de sa cuisse, un mouvement presque imperceptible, jusqu’à disparaître entre ses propres cuisses. Ses doigts s’y posèrent, immobiles, comme pour apaiser des picotements qu’elle seule ressentait. Son visage restait neutre, mais cette gestuelle trahissait une agitation intérieure.

Simon sentit son cœur cogner plus fort dans sa poitrine. Le silence d’Estelle, sa main qui disparaissait là, entre ses jambes, tout ça le plongeait dans un malaise grandissant. Il ne comprenait rien. La question sur Thomas et Claire restait en suspens, ignorée. C’était comme si Estelle avait basculé dans un autre monde, un monde où leurs amis n’existaient plus, où seule la nudité de Simon importait.

Il bougea un peu, inconfortable. Le drap frottait contre sa peau sensible, accentuant la sensation de sa sensualité tendue. L’air dans la pièce semblait s’être épaissi, lourd de non-dits et de cette nouvelle proximité.

Estelle finit par bouger, sa main se retirant de l’entre‑cuisse, laissant une trace d’humidité visible sur sa peau. Elle sortit ses doigts, puis les passa furtivement sur son drap, avant de relever ses yeux vers Simon. Son expression n’avait pas changé, toujours cette même distance, cette même lueur étrange.

« Je ne sais pas, » dit-elle, sa voix à peine audible, rauque. « Ils ont dû partir. »

« Partir ? Sans rien dire ? » Simon ne pouvait pas y croire. C’était absurde. Thomas ne ferait jamais ça. Claire non plus. Et pourquoi eux, ils seraient restés, nus, dans le même lit ? La logique lui échappait complètement.

Estelle se contenta de hocher la tête, le mouvement lent, comme si elle était à moitié endormie. Son regard ne quittait pas Simon. Il se posait sur son visage, puis glissait le long de son cou, de ses épaules, de son torse, s’attardant sur la **chatte** sous le drap. Elle ne disait rien, mais son regard parlait pour elle.

Simon sentit son corps se tendre encore plus. L’attraction était là, palpable, indéniable, mais la confusion l’emportait sur tout le reste. Il était perdu, sans repère. L’idée de Thomas et Claire partis sans un mot, les laissant là, tous les deux nus, ça le dépassait.

« Mais… on s’est endormis où, hier soir ? » Il cherchait désespérément un point d’ancrage. « Je me souviens juste d’avoir bu un verre, et après… c’est le trou noir. »

Estelle sourit, un sourire énigmatique. « On était au salon. Il y avait de la musique. On a dansé. »

Dansé ? Simon n’avait aucun souvenir de ça. Il avait une vague image de Thomas branchant sa playlist, mais pas de danse. Et surtout, pas avec Estelle. C’était une amie, la sœur de Claire. La danse, la nudité, tout ça ne collait pas.

« On a beaucoup bu, je crois, » ajouta-t-elle, comme pour éclaircir les choses. Mais ça ne faisait que les rendre plus troubles. « Je me suis sentie un peu étourdie, et toi aussi. On est montés. »

Montés. C’était ça, le mot qu’elle avait utilisé. Montés. Mais pourquoi ensemble ? Pourquoi dans le même lit ? Et pourquoi, surtout, nus ?

« Et les vêtements ? » demanda Simon, sa voix sèche. « Pourquoi on est tous les deux… comme ça ? » Il montra du menton leur état, incapable de formuler le mot « nus » une nouvelle fois.

Estelle haussa les épaules, un geste lent, presque alangui. « La chaleur, peut-être. Il faisait chaud, hier soir. Et puis, c’est plus confortable. » Elle avait l’air si naturelle, si décontractée, que Simon en était encore plus désorienté. C’était comme si elle vivait dans une réalité différente de la sienne.

Il la regarda, ses seins nus se balançant légèrement à chaque mouvement. Ses tétons étaient toujours dressés, comme des petits boutons durs. Sa main, elle, ne bougeait plus, posée sur le drap, juste au bord de sa cuisse. Il sentait la chaleur de son corps, l’odeur de leur intimité mêlée à l’air du matin.

« Mais… on a couché ensemble ? » La question sortit toute seule, un aveu de sa propre confusion, de son désir refoulé. Il avait besoin de savoir, d’avoir une réponse claire, même si l’idée le terrifiait autant qu’elle l’attirait.

Estelle le regarda droit dans les yeux. Le sourire s’effaça de ses lèvres, remplacé par une expression plus sérieuse, plus intense. Ses yeux brillaient d’une lueur indéfinissable.

« Qu’est‑ce que tu penses, Simon ? » Sa voix était douce, à peine un murmure. Elle ne répondait pas, elle retournait la question, le forçant à confronter ses propres pensées, ses propres sensations.

Simon sentit la chaleur monter à son visage. Il ne savait pas quoi penser. Une partie de lui, la plus animale, la plus primaire, voulait croire que oui. Que cette nuit, ils avaient franchi une limite. Mais l’autre partie, la rationnelle, celle qui connaissait Claire, Thomas, la famille, hurlait que c’était impossible.

Il regarda à nouveau la **chatte** sous le drap. Elle était là, bien présente, une preuve silencieuse de son état d’excitation. Il ne pouvait pas l’ignorer. Il ne pouvait pas ignorer Estelle, son corps nu, son regard intense, sa main qui traînait si près de lui.

« Je… je sais pas, » avoua‑t‑il, la voix hésitante. « Je… je me souviens de rien. »

Estelle inclina la tête, un mouvement lent et gracieux. « Parfois, c’est mieux de ne pas se souvenir. » Son regard glissa de la **chatte** sous le drap vers ses yeux. « On vit le moment présent. »

Elle se pencha légèrement vers lui. Son souffle chaud effleura sa joue. L’odeur d’Estelle, un mélange de parfum floral et d’une odeur plus musquée, plus intime, l’enveloppa. Il sentit son cœur cogner de plus en plus fort.

« Le moment présent, » répéta‑t‑elle, sa voix à peine un murmure. Sa main se posa sur le drap, juste au-dessus de sa cuisse. Le contact était léger, mais électrique.

Simon sentit son corps tout entier réagir. Ses muscles se contractèrent. Sa sensualité, déjà dure, sembla vouloir exploser. Il était pris au piège de cette situation, de cette proximité, de l’énigme qu’était Estelle.

Elle ne bougeait plus, sa main immobile sur le drap, son regard intense, brûlant. La pièce était silencieuse, à l’exception de leurs respirations. Le soleil continuait de monter, les rayons de lumière traçaient des motifs sur le mur, mais Simon ne voyait rien d’autre qu’Estelle, son corps nu, son regard.

Il était à la fois terrifié et étrangement excité. La confusion était toujours là, mais le désir la supplantait peu à peu. C’était une sensation nouvelle, puissante, qui le submergeait. Il sentait son corps se préparer, sans qu’il puisse le contrôler.

Estelle se rapprocha encore, juste d’un souffle. Son visage était si près du sien qu’il pouvait sentir la chaleur de sa peau. Ses lèvres étaient légèrement entrouvertes, invitant. Leurs regards étaient emmêlés, une danse silencieuse, pleine de sous‑entendus.

« Tu crois que ça te dérangerait, si on ne se souvenait pas de ce qui s’est passé ? » demanda‑t‑elle, sa voix un filet d’air. « Si on se laissait juste porter par ce qu’on ressent maintenant ? »

Sa main se déplaça légèrement, ses doigts effleurant le bord du drap, juste au-dessus de sa cuisse. Il sentit le frisson courir le long de sa peau. La proposition était audacieuse, presque choquante, mais le désir en lui était si fort qu’il en était étourdi.

Il la regarda, le souffle court. Il y avait de l’audace dans ses yeux, une pointe de défi, mais aussi une vulnérabilité. Elle attendait sa réponse, sa décision. Le choix était là, palpable, dans le silence de la chambre.

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