Réveil en pleine nuit
Chapitre 5
Le soleil se frayait un chemin timide à travers les stores, traçant des zébrures de lumière sur le mur face au lit. Simon remua, un grognement échappant de sa gorge. Il ouvrit les yeux, plissa les paupières, puis les rouvrit, l'esprit encore embrumé. La lumière n'était pas agressive, mais elle suffisait à le tirer du sommeil profond dans lequel il était plongé. Il cligna des yeux plusieurs fois, tentant de faire le point.
Sa main s’étira machinalement. Elle rencontra un corps nu, chaud, juste à côté de lui. Il fronça les sourcils. La sensation était douce, familière, mais l'absence de tissu l'intrigua. Il tenta de faire le tri dans ses souvenirs, mais la nuit semblait n'être qu'un brouillard épais. Il sentit le drap contre sa peau, la chaleur du corps qui respirait calmement à ses côtés. Il était nu. Complètement.
Il tourna la tête lentement, son regard croisant le profil endormi d'Estelle. Elle était allongée sur le ventre, un bras replié sous son oreiller, l'autre étendu vers le bord du lit. Ses cheveux étaient éparpillés sur l'oreiller, quelques mèches collées à sa joue. Elle avait l'air paisible, endormie d'un sommeil profond. Le drap ne couvrait que le bas de son dos, laissant sa peau nue, douce et lisse, exposée à la lumière du matin.
Simon inspira profondément. L'odeur de la chatte, légère mais indubitable, flottait dans l'air. Elle se mêlait à l'odeur du café froid de la veille et à un parfum plus subtil, celui d'Estelle. Une chaleur sourde se répandait dans son bas-ventre. Il sentit son propre corps réagir, un durcissement qui prenait de l'ampleur sans qu'il ne puisse y faire grand-chose. Sa queue naissante pressait contre le drap, difficile à ignorer.
Il essaya de se remémorer. Qu'est-ce qui s'était passé ? La dernière chose dont il se souvenait, c'était le jean qu'il avait enlevé, jeté quelque part près du lit. Après ça, le vide. Il se rappela juste une sensation de soulagement intense, une sorte de décharge électrique. Mais l'image précise, le contexte, tout lui échappait.
Il bougea légèrement, essayant de se redresser un peu, de se dégager de l'empire du sommeil. Le drap glissa un peu plus, dévoilant davantage le dos d'Estelle. Il vit la courbe de ses reins, la finesse de sa taille. Son regard s'attarda sur la ligne de son cul, les légères ondulations de sa peau. C'était une vision purement objective, mais la chaleur en lui continuait de monter.
Simon sentit la confusion le gagner. Il était certain qu'ils n'avaient rien fait ensemble. Ça, il s'en serait souvenu, peu importe l'alcool ou la fatigue. Mais alors, pourquoi était-il nu ? Et pourquoi Estelle l'était-elle aussi ? Il chercha un indice, une explication logique.
Il déplaça sa jambe, frottant accidentellement son mollet contre la cuisse d'Estelle. Elle tressaillit légèrement, un petit soupir s'échappant de ses lèvres. Ses paupières papillonnèrent.
Estelle ouvrit les yeux lentement, les battements de cils accompagnant son réveil. Elle se tourna, son regard croisant celui de Simon. Un sourire doux et légèrement somnolent apparut sur son visage.
« Bonjour, » murmura-t-elle, sa voix rauque de sommeil.
Simon la regarda, toujours perplexe. « Bonjour. » Il marqua une pause, hésitant. « Euh… tu sais ce qui s'est passé cette nuit ? »
Estelle inclina la tête, ses cheveux glissant sur son épaule nue. Elle se frotta les yeux avec le dos de sa main. « Cette nuit ? Non. Pourquoi ? » Elle semblait parfaitement innocente, sa voix dénuée de toute trace de mensonge.
Son regard descendit sur son corps, puis sur le drap froissé qui les couvrait à peine. Elle ne fit aucun commentaire sur leur nudité, comme si c'était la chose la plus normale du monde. Son regard remonta vers Simon, puis descendit un peu plus bas, s'attardant sur la bosse sous le drap qui trahissait la queue de Simon. Un léger sourire effleura ses lèvres.
Simon sentit ses joues rougir. Il essaya de se réajuster, de bouger le drap pour cacher ce qui était devenu de plus en plus évident. Mais le mouvement ne fit qu'amplifier la gêne.
« On est… on est nus, » dit-il, la voix un peu plus tendue qu'il ne l'aurait souhaité.
Estelle haussa les épaules, un geste nonchalant qui laissa entrevoir un peu plus son épaule et le haut de sa poitrine. « Ah. Oui, on dirait bien. » Elle ne semblait pas du tout embarrassée. « Je crois que je me suis endormie sans rien. Et toi, tu as dû faire pareil. »
Elle se tourna davantage vers lui, s'appuyant sur son coude. Sa main, reposant sur le drap, effleura presque sa cuisse. La proximité était palpable. L'odeur du sperme, si subtile, semblait plus forte maintenant qu'elle était éveillée, comme si son corps la réactivait. Simon sentit une tension monter en lui, une confusion mêlée à un désir grandissant.
« Mais… on n'a rien fait, non ? » demanda Simon, sa voix un peu plus hésitante. Il se raccrochait à l'idée que cette nudité n'était qu'un accident.
Estelle le regarda droit dans les yeux, un léger amusement dans son regard. « Non, Simon. On n'a rien fait. Tu dormais comme une masse. » Elle marqua un temps, puis ajouta, avec un sourire en coin, « enfin, pas que je sache. »
Elle rit doucement, un son léger qui résonna dans la pièce. Elle tendit la main et effleura le drap juste au-dessus de sa queue en érection. Le contact était léger, presque imperceptible, mais Simon sentit un frisson le parcourir. Son corps réagit instantanément, le durcissement s'accentuant encore.
« Ça a l'air de te préoccuper, » dit-elle, son ton léger. Son regard était fixé sur le drap, puis remonta vers ses yeux. « On dirait que tu es déjà bien réveillé, toi. »
Simon sentit la chaleur monter à son visage. Il était pris au dépourvu. Estelle était là, nue, souriante, et le taquinait sur sa queue matinale. L'innocence qu'elle affichait contrastait étrangement avec la situation. C'était comme si elle jouait un rôle, mais sans jamais laisser transparaître la moindre intention.
Il retira sa main du drap, se frottant le front. « C'est… c'est juste la surprise. Je ne m'attendais pas à ça. »
Estelle haussa de nouveau les épaules. « On ne s'attend pas toujours aux choses, non ? » Son regard était intense, mais toujours teinté d'amusement. Elle ne bougeait pas, restant allongée, exposée, la main toujours posée près de sa cuisse, un peu plus bas que sa queue cachée par le drap.
Le soleil continuait de monter, inondant la pièce d'une lumière plus vive. Le jean de Simon était toujours là, en tas sur le sol, près du lit. Le lit lui-même était un champ de bataille de draps froissés et d'oreillers déplacés.
Simon ne savait plus quoi dire. Le silence s'étira, rempli de la tension de leurs corps nus, de sa queue flagrante, et du regard énigmatique d'Estelle. Il sentait son cœur battre plus fort, son souffle s'accélérer. La confusion du réveil laissait place à une conscience plus aiguë de la situation.
Il la regarda. Son corps était magnifique, ses courbes douces sous la lumière du matin. Son sourire était authentique, mais il y avait quelque chose dans ses yeux qui le troublait, une lueur qu'il ne parvenait pas à déchiffrer.
Estelle se déplaça légèrement, faisant un mouvement pour s'asseoir. Le drap glissa, découvrant complètement son dos, son cul, et une partie de ses cuisses. Elle était entièrement nue, sans aucune gêne. Simon regarda, incapable de détourner les yeux.
Elle attrapa un des oreillers et le posa derrière son dos pour s'appuyer, puis se tourna pour lui faire face. Ses seins se balançaient légèrement, ses tétons durs se dressant. Son regard était toujours fixé sur lui, un mélange d'amusement et de quelque chose d'autre, de plus profond, qu'il ne pouvait pas identifier.
« Tu vas rester là à regarder, ou tu vas dire quelque chose ? » demanda-t-elle, sa voix toujours douce, mais avec un léger défi.
Simon déglutit, la gorge sèche. Sa queue était maintenant à son apogée, une bosse bien visible sous le drap. Il ne pouvait plus la cacher. La situation était devenue absurde.