Chapitre 1 1225 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 1 : Le Début

Les basses de la musique qui résonnait dans le salon traversaient le plancher en un bourdonnement régulier. Dans la chambre d'amis, l’air était frais, presque humide. Estelle s’était glissée sous la grosse couette blanche quelques dizaines de minutes plus tôt, soulagée de fuir le bruit et les discussions qui commençaient à tourner en rond après deux heures du matin. Elle portait un ensemble de nuit léger, un débardeur en coton gris et un short assorti assez court. Ses jambes nues cherchaient les zones fraîches du drap tandis qu’elle fermait les yeux, espérant trouver le sommeil avant que son mari, Thomas, ne décide de monter la rejoindre.

Dehors, le vent faisait claquer doucement une branche contre le volet en bois entrebâillé. Le silence de la pièce n’était perturbé que par ce bruit intermittent et le rythme sourd de la fête en bas.

Soudain, le clic métallique de la poignée de la porte résonna nettement.

Estelle ouvrit les yeux, tournant la tête vers l’ouverture. Une silhouette se découpa dans l’embrasure, brièvement éclairée par l’ampoule jaune du couloir, avant que la porte ne soit repoussée et ne se referme avec un bruit sourd, replongeant la pièce dans la pénombre.

— Thomas ? murmura Estelle, la voix encore ensommeillée. T’as enfin lâché le comptoir ?

La silhouette ne répondit pas tout de suite. Elle fit deux pas hésitants, manquant de trébucher contre le petit fauteuil en rotin placé près de l'entrée. Un juron étouffé monta dans l'obscurité. La voix était plus basse, plus rocailleuse que celle de Thomas.

— Putain de chaise...

Estelle se redressa sur un coude, repoussant légèrement la couette jusqu’à sa taille. Ses yeux commençaient à s'habituer à l'obscurité, aidés par le filet de lumière de lune qui traversait le Velux.

— Simon ? Qu’est-ce que tu fous là ?

L’homme s’arrêta au milieu de la pièce, oscillant légèrement sur ses appuis. Il portait un jean brut sombre, serré par une ceinture en cuir dont la boucle brilla faiblement, et un t-shirt noir un peu lâche. Ses pieds étaient encore chaussés de ses baskets de toile. L’odeur de bière et de tabac froid qui émanait de lui emplit rapidement l’espace entre le lit et la porte.

— C’est ma chambre, marmonna Simon d'une voix pâteuse. La chambre bleue. J’ai... j’ai besoin de pioncer.

— Non, Simon, tu te trompes de pièce, répondit Estelle en s'asseyant complètement. La tienne est au bout du couloir, juste après la salle de bain. Ici c’est la nôtre. Thomas va monter d'un instant à l'autre.

Simon fit trois pas de plus, ignorant royalement ses explications. Ses mouvements étaient lourds, désordonnés, trahissant l’excès d'alcool accumulé depuis le début de la soirée. Il atteignit le bord du matelas et s’y laissa tomber lourdement, faisant grincer les ressorts du sommier. Le lit s'enfonça sous son poids.

— Trop loin... grogna-t-il en laissant tomber sa tête en arrière. Je bouge plus. Je suis mort.

Estelle soupira, agacée mais pas encore alarmée. Elle glissa ses jambes hors de la couette. Ses pieds nus effleurèrent le parquet frais. Son short en coton remonta légèrement sur ses cuisses alors qu'elle pivotait pour faire face à son frère.

— Allez, debout. Simon, je rigole pas. Si Thomas te trouve là, ça va être relou. Bouge tes fesses de là.

Elle posa ses mains sur l'épaule de Simon pour le secouer. Le tissu de son t-shirt noir était chaud sous ses paumes. Simon ne bougea pas d'un millimètre, se contentant de pousser un soupir bruyant, les yeux fermés.

— Laisse-moi... Juste cinq minutes, Estelle. Je dors debout.

— Non, pas cinq minutes. Tu vas dans ton lit.

Elle attrapa son bras pour essayer de le tirer vers le haut, mais l'inertie de son corps de près de quatre-vingts kilos rendait la tâche presque impossible. Dans l'effort, son genou heurta la cuisse de Simon. Ce dernier, cherchant sans doute une position plus confortable, bascula ses jambes sur le matelas, s'allongeant de tout son long à côté d'elle, par-dessus la couette. Sa basket gauche se détacha à moitié de son talon et tomba sur le sol avec un bruit mat.

— Simon ! s'exclama-t-elle, haussant le ton tout en gardant une voix basse pour ne pas attirer l'attention des autres invités en bas.

Elle se pencha sur lui, posant une main sur sa hanche pour le pousser vers le bord du lit. C'est à ce moment que ses doigts rencontrèrent la toile rigide de son jean brut, juste au-dessus de la cuisse. Le tissu était tendu, anormalement rigide à un endroit bien précis.

Estelle marqua un temps d'arrêt. Ses yeux se fixèrent sur l'entrejambe de son frère.

La position allongée de Simon, le bassin légèrement surélevé par la cambrure du matelas, mettait en évidence une protubérance massive sous la braguette fermée de son jean. Le tissu épais était déformé par un relief impressionnant, qui remontait vers la ceinture en cuir. C'était trop grand, trop dur pour être ignoré, même sous l'épaisseur du denim.

Simon laissa échapper un gémissement sourd, sa tête roulant sur le côté, vers elle. Sa respiration était lourde, chaude, chargée d'effluves d'alcool. Il remua légèrement le bassin, comme pour soulager une tension, et le mouvement fit frotter la bosse de son jean contre le flanc de la cuisse nue d'Estelle, restée tout près de lui.

La sensation du tissu rugueux et de la masse rigide en dessous contre sa peau nue la figea un instant.

— Simon... murmura-t-elle, sa voix perdant soudainement de son assurance.

L'homme ne répondit pas, mais sa main droite, qui traînait sur le drap, monta mollement pour venir se poser sur le genou d’Estelle. Ses doigts chauds se refermèrent doucement sur sa peau, juste au-dessus de l'ourlet de son short gris. Il ne serrait pas fort, mais la chaleur de sa paume était intense dans la fraîcheur de la pièce.

— T'es douce... bredouilla-t-il sans ouvrir les yeux, la voix complètement enrouée par la fatigue et l'alcool.

Estelle regarda la main de son frère sur sa cuisse, puis releva les yeux vers son visage. Simon avait les traits détendus, les paupières closes, mais sa respiration s'était légèrement accélérée. Juste en dessous, sous la fermeture éclair dorée de son jean toujours close, la forme volumineuse ne montrait aucun signe de relâchement, tendant la couture centrale du pantalon à l'extrême.

La musique en bas sembla baisser d'un ton, ou peut-être était-ce simplement le vent qui s'était calmé. Le silence dans la chambre devint plus lourd, uniquement meublé par le souffle régulier de Simon et le battement plus rapide du cœur d'Estelle. Elle ne retira pas immédiatement la main de son frère de sa cuisse, fixant la tension visible sous le tissu sombre du jean.

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