Chapitre 9
Julien était allongé sur le dos, la poitrine soulevée par des inspirations profondes et saccadées. L'air frais de la nuit piquait sa peau humide, mais la chaleur interne ne retombait pas. À ses côtés, Léa ne resta pas immobile longtemps. Ses yeux brillaient dans la pénombre, fixés sur lui, sur son corps qui reprenait lentement son souffle. Sans un mot, elle pivota sur le côté, faisant glisser ses cuisses nues contre le flanc de Julien. Le sable collé à ses genoux crissait doucement contre la serviette violette.
« Léa ? » murmura-t-il, la voix encore enrouée.
Elle ne répondit pas. Elle se redressa sur les genoux, son corps se découpant sous la lueur de la lune. Ses cheveux sombres, emmêlés par le vent marin, retombaient en mèches sauvages sur ses épaules nues. En s'approchant de lui, sa poitrine frotta contre ses abdominaux tendus. Ses mains, encore couvertes de sable fin, descendirent le long de ses hanches pour saisir ses cuisses.
Julien sentit son pénis, encore tiède et partiellement dur, frissonner sous l'approche. Léa se pencha. Ses lèvres chaudes embrassèrent d'abord la partie inférieure de son abdomen, juste au‑dessus du pubis, laissant une traînée de salive fraîche qui s'évapora sous la br