Chapitre 4
Alexandre braqua la lentille de son téléphone sur le visage d'Estelle, puis descendit l'objectif vers le creux de sa poitrine, calée dans le balconnet de dentelle noire. Le cliquetis du boîtier de Marc résonnait à un rythme régulier dans le grand atelier, doublé par les flashs brfs et puissants qui éclairaient à intervalles réguliers le mur de briques, le béton ciré et le cuir brun du canapé.
— Rapproche-toi encore, Alexandre, dit Marc sans décoller son œil du viseur de son appareil. Plonge directement dans son espace. Ne te préoccupe pas de moi ni de la lumière, fais exactement comme si on était tous les deux seuls dans l'atelier.
Alexandre fit un pas supplémentaire vers le canapé. Son genou droit vint s'appuyer fermement contre le rebord en cuir. D'un mouvement fluide et mesuré, il abaissa son téléphone le long de son corps et posa sa main gauche, paume grande ouverte, directement sur la peau nue de la taille d'Estelle. La chaleur de sa chair était vive et immédiate sous ses doigts. Estelle ne sursauta pas à ce contact direct ; au contraire, son buste se cambra légèrement vers l'arrière, ses épaules se rejetant contre le dossier en cuir.
— Garde cette pose exacte ! reprit Marc, la voix devenant plus rapide sous le coup de l'inspiration. La main posée sur la taille, c'est parfait. Estelle, bascule légèrement le visage vers le plafond, ferme un peu les yeux.
— Ouvre les yeux et regarde-moi, murmura Alexandre d'une voix basse, couvrant à peine le bruit mécanique des déclenchements.
Estelle obéit instantanément à sa consigne. Ses yeux sombres se plantèrent droit dans les siens. Alexandre laissa glisser sa paume le long de sa hanche découverte, jusqu'à atteindre le bord supérieur de sa culotte taille haute. L'élastique noir serrait la peau juste au-dessus de son bassin. Du bout de l'index, il crocheta le tissu synthétique ajouré et le tira doucement vers le bas sur trois centimètres, dévoilant une bande de peau plus claire, tout près de la naissance du pubis.
— Alexandre... glissa-t-elle dans un souffle court, sans rompre un seul instant le contact visuel.
— C'est ça ! s'exclama Marc depuis le bord du plateau en faisant deux pas sur le côté. Ce geste est absolument incroyable. Garde le doigt coincé sous l'élastique de la culotte. Ne bougez plus du tout !
Le boîtier mitrailla la scène à toute vitesse. Alexandre ne retira pas son doigt. Il appuya fermement la pulpe de son index contre la hanche nue d'Estelle, maintenant le tissu noir abaissé et tendu. De son autre main, il leva à nouveau son téléphone à hauteur de ses yeux et prit trois clichés très rapprochés de la peau du haut de sa cuisse et de la dentelle décalée.
— Montre-lui ce que tu viens de prendre, lança Marc en ajustant la molette de son téléobjectif pour changer sa profondeur de champ.
Alexandre pivota l'écran de son téléphone portable vers le visage d'Estelle. Elle baissa les yeux sur l'image affichée en haute définition : la dentelle noire tirée de travers, la peau sous tension, l'ombre du sous-vêtement déplacé laissant deviner la naissance de son anatomie. Un frisson visible parcourut ses bras nus et le long de son cou.
— C'est très cru, murmura-t-elle sans quitter l'écran des yeux.
— Tu aimes ça ? demanda Alexandre en remettant posément son téléphone dans la poche arrière de son jean, gardant son autre main accrochée au bord de sa culotte.
— Tu sais très bien que oui, répondit-elle.
— Le photographe veut de la tension et du relief, reprit Alexandre d'un ton neutre et posé, sans hausser la voix. Alors on va lui donner exactement ce qu'il cherche.
Il détacha son index de l'élastique de la culotte, qui se replaça aussitôt sur sa hanche dans un petit claquement sec, puis il remonta sa main le long du ventre plat d'Estelle. Sa paume remonta le long de ses côtes découvertes, caressant la peau jusqu'à atteindre l'armature métallique du soutien-gorge balconnet. Marc continua de shooter sans s'arrêter, contournant le canapé pour capturer le profil d'Estelle et le bras d'Alexandre qui traversait le cadre.
— Excellent, Alexandre. N'hésite pas à guider ses mouvements avec tes mains, ordonna Marc, le ton de plus en plus vif. Le contraste entre ton t-shirt gris, ton jean brut et sa nudité en dentelle fonctionne du tonnerre sur l'écran de contrôle.
Alexandre passa sa main droite derrière la nuque d'Estelle, agrippant doucement la masse de ses cheveux lâchés. Il incita sa tête à se renverser complètement en arrière. Estelle laissa sa gorge entièrement dégagée vers la lumière des projecteurs, sa poitrine se soulevant au rythme d'une respiration de plus en plus courte.
— Écarte un peu les jambes, Estelle, dit Alexandre d'une voix calme mais exempte de toute hésitation.
Estelle replia son genou gauche sur le cuir du canapé et laissa tomber sa jambe droite vers le sol, ouvrant largement la cuisse. La dentelle ajourée de sa culotte taille haute se tendit fortement sur le bas de son ventre et l'intérieur de ses cuisses nues.
— Parfait, bordel, lâcha Marc en se baissant d'un coup pour prendre une prise de vue en contre-plongée. Estelle, pose une main sur la jambe d'Alexandre.
Estelle leva sa main droite et vint la poser à plat sur la toile brute du jean d'Alexandre, juste au-dessus de son genou. Ses ongles s'enfoncèrent légèrement dans le tissu épais du pantalon. Elle remonta lentement sa main le long de sa cuisse, s'arrêtant à quelques centimètres de l'entrejambe.
Alexandre fixa la poitrine d'Estelle. Le balconnet en dentelle contenait à peine le haut de ses seins. D'un mouvement délibéré et appuyé, parfaitement exposé sous la lentille de Marc, Alexandre glissa deux doigts sous le bord supérieur du bonnet droit en dentelle. Il tira fermement la dentelle vers le bas, faisant sortir le sommet de son sein hors du tissu noir. L'aréole et le téton déjà durci jaillirent à l'air libre du studio, entièrement exposés à la lumière crue des flashs.
Un clic retentit instantanément, suivi du flash assourdissant qui balaya la pièce.
— Woah, marqua Marc en s'arrêtant une demi-seconde pour observer le rendu direct sur son moniteur de contrôle. Ça décale carrément du brief initial de la marque, mais l'impact visuel est totalement démentiel. Vous êtes chauds pour pousser ce style plus loin ?
— On pousse, répondit Alexandre sans même jeter un regard au photographe, ses yeux restant fixés sur le téton découvert d'Estelle.
Estelle ne fit aucun geste pour remonter la dentelle de son soutien-gorge. Son sein droit restait entièrement dénudé, pointé vers Alexandre, tandis que le sein gauche demeurait serré dans le balconnet noir. Elle resserra sa prise sur la cuisse en jean d'Alexandre, glissant la paume de sa main un peu plus haut, atteignant le renflement de son anatomie qui se durcissait sous le tissu rigide du pantalon.
— Tu es bien sûr de ce que tu fais ? murmura-t-elle, une lueur dorée et provocante brillant au fond du regard.
— Regarde l'objectif de Marc, Estelle, lui ordonna Alexandre en appuyant son pouce sur la peau nue de son sein dégagé, juste à côté de l'aréole.
Estelle tourna brusquement la tête vers le photographe. Son regard était lourd, défiant, dénué de toute réserve. La combinaison du sein nu, de la dentelle sombre rabaissée et de sa main fermement accrochée au jean d'Alexandre créait une image d'une tension directe et sans filtre.
— Incroyable ! déclara Marc en enchaînant cinq clics à la suite sans bouger d'un millimètre. La posture, la lumière, la transgression... C'est d'un esthétisme fou. Alexandre, penche-toi directement vers elle. Mets ton visage tout près de son oreille, comme si tu lui chuchotais une instruction obscène.
Alexandre se pencha en avant. Son torse moulé dans son t-shirt gris frôla le sein gauche d'Estelle, toujours couvert de dentelle. Il approcha ses lèvres à un millimètre du lobe de son oreille droite, ressentant le souffle chaud et rapide qui s'échappait de sa bouche entrouverte.
— Si tu continues à serrer mon jean comme ça avec ta main, dit-il à voix basse mais parfaitement distincte, je te retire cette culotte devant lui tout de suite.
Estelle laissa échapper un léger rire étouffé, puis accentua sciemment la pression de ses doigts sur le tissu de son pantalon, mesurant la raideur imposante qui s'y installait fermement.
— Fais-le, murmura-t-elle en réponse sans fléchir.
Marc continuait de tourner autour du canapé en cuir, le bruit mécanique de l'obturateur battant régulièrement dans le grand espace silencieux du studio.
— Changez de position ! s'exclama le photographe. Estelle, mets-toi à genoux directement sur le canapé. Alexandre, reste debout face à elle. Je veux un plan très serré sur votre proximité physique.
Estelle pivota sur le cuir brun du meuble. Ses genoux nus s'enfoncèrent dans le rembourrage. Elle se redressa sur ses mollets, se retrouvant exactement à hauteur du torse d'Alexandre. Son sein droit pendait toujours librement hors du bonnet de dentelle rabattu. Ses cuisses légèrement écartées encadraient le bas du corps d'Alexandre.
Alexandre fit un pas franc vers l'avant, venant caler son bassin directement entre les genoux d'Estelle. Le tissu brut de son jean vint frotter contre la dentelle noire au niveau de son pubis. Estelle leva les deux bras et attrapa le bas du t-shirt gris d'Alexandre, tirant le coton vers le haut pour découvrir son ventre et la boucle en métal de sa ceinture.
— Clic. Clic. Clic.
— Gardez cette attitude ! cria Marc depuis l'arrière de son pied photo. C'est d'une puissance incroyable. Le contraste des matières est parfait.
Alexandre attrapa les bords de la culotte taille haute d'Estelle avec ses deux mains, saisissant l'élastique noir de chaque côté de ses hanches. Il tira fermement vers le bas. Le tissu synthétique glissa le long de ses fesses et de ses cuisses, descendant le long de ses jambes pour venir s'arrêter net au niveau de ses genoux. Le bas de son corps se retrouva intégralement nu, son sexe découvert et offert à la vue directe d'Alexandre ainsi qu'à l'objectif du photographe placé en biais sur le côté.
Estelle ne baissa pas les yeux. Ses mains toujours accrochées au t-shirt d'Alexandre le tirèrent encore un peu plus vers elle, collant son visage contre son torse chaud tandis que Marc déclenchait flash après flash sans s'arrêter.
— Putain, la série va être mémorable, lâcha Marc, la voix légèrement altérée par l'intensité de la séance.
Alexandre laissa la culotte noire bloquée aux genoux d'Estelle et posa sa main à plat sur la peau nue de ses fesses exposées, resserrant ses doigts sur la chair ferme.