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Un jeu au grenier

Récit par adminBenoit • ⚡ Coécrit par Auteur Numérique
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Chapitre 3 581 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 3

Sur la plaque de cuivre de la boîte, les lignes de texte précédentes s’effacèrent dans un grésillement silencieux. La surface métallique redevint lisse une fraction de seconde, puis de nouvelles rainures commencèrent à se creuser, comme gravées par une pointe invisible. Une lueur rougeâtre en émana, projetant des ombres mouvantes sur le visage de Tom et d'Alice.

Alice se pencha légèrement, les mains posées sur le bord de la table en pin, ses cheveux bruns retombant de chaque côté de ses joues. Elle lut à voix basse :

« Défi numéro trois : La Vérité du Corps. Pour libérer le troisième verrou et ouvrir la trappe, les deux joueurs doivent se dépouiller de tout artifice. Retirez l'intégralité de vos vêtements. Aucun tissu ne doit faire obstacle à l'évaluation du plateau. »

Le silence retomba sur le grenier, seulement troublé par le sifflement du vent sous les tuiles et le bourdonnement sourd de l'ampoule suspendue.

Tom fronça les sourcils, les mains toujours enfoncées dans les poches de son jean brut. Il regarda la boîte, puis tourna la tête vers la trappe en bois qui était restée entrouverte de quelques centimètres, bloquée par le mécanisme invisible.

« C'est une blague », dit-il, sa voix résonnant contre les solives poussiéreuses. « Ce truc est complètement détraqué. »

« Les deux premiers verrous ont sauté avec les cartes », répondit Alice en se redressant. Elle croisa les bras sur sa poitrine, serrant le tissu de son sweat-shirt bleu marine. « La trappe ne bougera pas tant qu'on n'aura pas fait ce qui est écrit. Tu as vu le jeu qu'il y a maintenant ? C'est purement mécanique. »

« On ne va pas se foutre à poil pour un jeu de société trouvé dans un grenier, Alice. »

« Tu as une meilleure idée pour sortir d'ici ? La clé de la porte du bas est restée dans la serrure extérieure, et nos téléphones ne captent rien sous ces tuiles de tôle. »

Tom passa une main sur sa nuque, ses doigts frottant la peau chaude sous sa ligne de cheveux. Il jeta un coup d'œil à la lucarne crasseuse par laquelle filtrait une lumière de fin d'après-midi déclinante. Les ombres s'allongeaient sur le sol en planches.

« Bon », dit-il simplement. « On fait ça vite. On débloque ce dernier truc et on se tire. »

Il fit un pas de côté pour s'éloigner de la table et s'approcha d'une vieille malle en osier. Il s'assit sur le couvercle poussiéreux qui crissa sous son poids. Il se pencha en avant, ses mains saisissant les lacets épais de sa basket de chantier droite. Il défit le double nœud d'un geste sec, desserra les œillets métalliques et retira la chaussure lourde qu'il posa sur le plancher. Il fit de même avec la gauche. Le bruit mat du cuir et du caoutchouc contre le bois résonna dans la pièce. Il attrapa ensuite ses chaussettes de laine grise, les fit glisser le long de ses pieds et les jeta à l'intérieur de ses chaussures.

Il se redressa, pieds nus sur les planches rugueuses. Ses doigts montèrent au col de sa chemise de flanelle rouge à carreaux. Il commença à défaire les boutons en plastique marron, de haut en bas. Un, deux, trois, quatre, cinq. Ses manches

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